Le paillage de printemps

Pailler au printemps dès que la terre se réchauffe

On attend un jour de soleil

Pour ajouter du paillage, on attend un beau jour de soleil et on paille en fin de journée une fois la terre réchauffée au maximum.  On peut décompacter la terre à la griffe avant si on a de l’argile béton. Préférer un paillage de couleur foncé pour accélérer le réchauffement. Du bon compost peut être préféré en paillage précoce avant d’ajouter plus tard du BRF, des tontes, des copeaux, etc..

On arrose avant.  Sauf si on annonce du froid et du gel, auquel cas on va repousser cet arrosage. 

On arrose quand même au printemps car les petites pluies mettront plus de temps à traverser le paillage et c’est un moment où les plantes ne doivent jamais manquer d’eau. Le paillage servira à garder la terre humide en été et à la nourrir.

On dégage bien les feuilles pour ne pas les recouvrir.

Ne pas emprisonner le froid !

Il existe un danger : c’est d’emprisonner le froid et d’empêcher la terre de se réchauffer.  Il convient donc de prendre en compte cet écueil et de faire attention en effet de bien attendre que la terre se réchauffe !  On peut pas donner de date, cela dépend chaque année de la météo et aussi de votre terre (les terres argileuses vont mettre plus de temps à se réchauffer). On dit qu’on peut pailler dès que la terre atteint 16  à 20 degrés . Cela peut arriver en mars ou attendre mai…

On évite de pailler un petit matin gelé ou après une semaine de grand froid. 

Quand le paillage est permanent – déjà installé – , aucune inquiétude à avoir sur la température de la terre.

Au bout d’une année, le paillage est bien décomposé et a beaucoup diminué. Il convient donc d’en rajouter environ 5 cm pour un total de 10 à 20 cm environ en permanence.

Le paillage ne fait rien pourrir !

On nous demande souvent si le paillage ne va pas faire pourrir les plantes :  NON ! Le paillage va bien se décomposer, grâce à une intense activité de micro-champignons, qui sont propres à cette décomposition et ne sont pas du tout de même nature que les éventuels champignons de maladies fongiques de vos plantes. Il n’y a aucun risque de propagation. C’est donc normal de voir des champignons sur le paillage. 

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En revanche il y a quelques plantes qui n’ont pas besoin du paillage : toutes les plantes qui ne supportent pas l’humidité des racines ou du collet. Par exemple, on ne paille jamais les oignons, l’ail et les échalottes. On ne paille jamais les iris dont le rhizome doit être à peine enterré et jamais recouvert. Le risque de pourriture dans ce cas est réel.

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Pas trop d’un coup la première fois. Au premier paillage, ne mettre que 5 cm. Le risque est de provoquer une ‘faim d’azote’: en gros l’azote va être utilisé pour décomposer le tas et ne sera pas disponible pour la plante tout  de suite. Pour éviter cela, allez-y progressivement et mettez un peu de compost déjà bien décomposé  sous vos tas de paillage. 

Quel paillage végétal choisir ?

 

Le meilleur sera le BRF (bois raméal fragmenté) qui est un broyat de branches de feuillus (donc pas de conifère) sans les feuilles.  Sa décomposition – lente –  apportera de l’azote bénéfique et améliorera  à la fois la qualité et la structure de votre terre.  On peut en trouver parfois auprès d’élagueurs.

Mais il en existe plein d’autres : plaquettes de peupliers, d’aulne, etc.. (le plus proche du BRF) ,  paillage de miscanthus, de paillettes de lin, de feuilles mortes, de tontes de gazon, paillettes de chanvre, fibres de coco, écorces de pins, copeaux de bois, paille, compost….

Certaines ont des durées de vies très courtes : tontes, feuilles mortes, pailles de céréales…mais vont bien nourrir le sol.

Certaines peuvent apporter du potassium comme la paille, intéressant au potager pour les légumes gourmands en potassium.

Bannir la bâche plastique...

Franchement si vous pouvez bannir cette affreuse bâche plastique, ce serait bien !  On a tous été tenté par cette solution radicale mais elle stérilise littéralement la terre. Celle-ci est asséchée, sans vie, sans nourriture, sans lumière !  En effet, elle tue tout. Plus de mauvaises herbes mais quel catastrophe écologique dessous ! 

Donc au pied de plantations que vous souhaitez belles et généreuses, c’est un non-sens.  Préférez les paillages végétaux ! Certes, il vous en faudra une bonne quantité mais ce sera tout bénéfice. 

Réservez cette “toile de paillage” aux endroits non cultivés. Sous une barrière, éventuellement sous des cailloux,  pour tenir le sol sur une pente (et encore !) .

Paillage en vente à la pépinière

Vous trouverez du paillage en vrac à la pépinière. Vous pouvez venir en chercher avec votre remorque, ou apporter des sacs ou poubelles de 50 ou 100 litres. 

Ce sera surtout des plaquettes de peuplier, d’aulne ou d’essences locales non traitées.  Se décompose un peu plus rapidement que l’écorce de pin mais forme un très bon paillage qui va nourrir la terre en se décomposant. Pour les arbres, arbustes, rosiers. Il va foncer en vieillissant.

Nous avons aussi des sacs de miscanthus –  70 L. Avantage d’un PH neutre qui convient à toutes les terres. A privilégier pour vos massifs de fleurs et au potager. Stable face au vent.  Poids léger au transport. Très bonne absorption de l’humidité.

Et des sacs d’écorce de pin broyé – 70 L . Avantages : se décompose très lentement. Excellente absorption de l’eau. Couleur foncée qui attire la chaleur t- intéressant au printemps. Aucune acidification sur un sol calcaire en revanche ne pas utiliser sur un sol déjà acide. (Ce n’est pas le cas en Sud Vendée) . Stable au vent. On dit que les rosiers n’aiment pas…

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